Economie pour les nuls

Comprendre l'économie, les crises...

 

 

2/ Le cas grec

Faut il exclure les Grecs de l'Euro??

la-grece-doit-sortir.pdf la-grece-doit-sortir.pdf

Selon Touati il faut sauver la Grèce!!!

http://www.sicavonline.fr/index.cfm?action=m_actu&ida=492441-la-grece-ne-doit-pas-sortir-de-la-zone-euro-marc-touati

 

 

3/Quels sont les risques majeurs qui menacent notre économie??

 

Les dettes souveraines :

Les banques françaises détiennent 480 milliards d’euros de dettes des pays appelés les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne, hors Italie). Cette estimation a été réalisée par la BRI (Banque des Règlements internationaux). Ce montant représente deux fois les fonds propres cumulés de nos banques (c'est-à-dire la totalité de l’argent que nos banques sont censées avoir en caisse). Selon la même BRI, si l’on prend en compte les engagements de nos banques sur l’Italie il faut rajouter 476 Milliards d’euros supplémentaires….cela commence à faire beaucoup.

 

Les produits dérivés :

Le volume de produit dérivés échangés chaque année de manière opaque car de grès à grès (c'est-à-dire directement entre les banques) est d’environ 600 000 milliards de dollars (vous avez bien lu). Le moindre problème sur ce marché et les banques sautent.

 

Une crise immobilière mondiale :

Puis vient le problème de l’immobilier. On sait ce qu’il en est aux Etats-Unis (effondrement des prix, nombre de saisies record etc…). Le Royaume-uni rentre à nouveau en récession, l’immobilier baisse partant de niveaux très élevés. En Espagne c’est une véritable catastrophe avec plusieurs millions de logements vides, et non vendus, et des banques qui ne passent pas les provisions nécessaires puisqu’elles n’en ont tout simplement pas les moyens.

 

Le déficit des Etats US et des municipalités américaines :

Si l’Etat Fédéral ne vole pas au secours des Etats fédérés et d’un nombre de plus en plus important de villes, ce sera la faillite assurée pour beaucoup d’entres eux. Les sommes en jeux sont colossales et les banques bien sûr exposées à ce risque.

 

La menace des bulles spéculatives des marchés émergents :

La Chine en tête, avec une croissante forte, une inflation qui n’est plus maîtrisée, une envolée de l’encours des crédits et de l’endettement pourrait également connaître une crise de « croissance » tout en sachant que ce pays est tributaire à plus de 60% de ses exportations vers les pays développés.

 Il ne s’agit là que des plus importantes bombes à retardement qui existent actuellement, mais il y en à d’autres tellement nombreuses qu’il est difficile d’être exhaustif, du prix du baril de pétrole dont l’augmentation peut étouffer toute reprise économique immédiatement, à l’immobilier commercial américain ou européen, en passant par les risques géopolitiques.


Financement des états par les banques privées: (voir vidéo ci dessous).
 
Aujourd’hui ce sont les banques qui financent les déficits des Etats en échange de leur soutien en cas de défaillance, entraînant ainsi nos politiques dans une interdépendance malsaine.
 
Cela fonctionne d’une manière simple.
 
Les banques, vont voir la BCE (Banque Centrale Européenne) qui leur prête de l’argent au taux de 1% (c’est encore plus intéressant aux Etats-Unis où les banques peuvent emprunter à 0,25%) autant dire gratuitement.
Les banques qui emploient un nombre incalculable de « grands » génies placent cet argent obtenu pas cher sur…. des obligations d’Etat de pays en difficulté comme l’Espagne, le Portugal et l’Irlande ou la Grèce à des taux proches de 6, 7,8% voire beaucoup plus dans certains cas et empochent la différence.
 
Qui n’a pas rêvé de faire un crédit au taux de 1% et de placer cette même somme sur son livret A au taux de 3% ? C’est exactement ce qui se passe pour les banques.
 
Evidemment, si jamais les risques deviennent trop forts la même BCE ou FED qui a prêté ces sommes, reprends les titres dont éventuellement plus personne ne veut sur le marché pour débarrasser les banques de leurs actifs « toxiques ».
 
C’est ce qui fut fait avec les titres grecs il y a quelques mois afin de nettoyer les positions excessives de certaines banques notamment allemandes et … françaises.
 

FESF, FMI, MES:
 
Un autre mécanisme tout aussi absurde est à l’œuvre à travers les plans d’aides européens, ou du FMI.
 
Ces deux dernières institutions, prêtent à des pays en quasi faillite de l’argent qui leur a été prêté par d’autres pays surendettés les amenant à leur tour à la faillite, sans que cela n’émeuve personne en terme de raisonnement.
 
 
Too big to save:
 
Le PIB français est de 1800 milliards, nos 3 plus grosses banques reprèsentent 4.5 fois PIB.
 
Impossible à sauver si le système explose.
 
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L’expression « too big to fail » (trop grosse pour faire faillite) est utilisée pour expliquer qu’une banque ou institution est trop importante pour le système pour que les autorités puissent prendre le risque de la laisser faire faillite. Hélas nous en sommes plutôt arrivés au « too big to save » c'est-à-dire trop gros pour être sauvé.
 
 Les solutions existent:
 
 

3/Quelques vidéo expliquant l'économie:


La dette publique pour les nuls:

 

 

Petit cours sur la mondialisation:

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